La tendance mondiale vers des boissons riches en sucre est marquée par une consommation explosive de sodas dans plusieurs pays. Pourtant, la France se distingue de ce tableau.
Selon une étude conjointe menée par des chercheurs de la City University de Londres et de l'université de Caroline du Nord, la consommation de sodas, malgré son essor mondial, reste en déclin dans l'Hexagone. Les résultats de cette recherche, publiée dans la revue Lancet Diabetes & Endocrinology, montrent des chiffres alarmants pour d'autres pays, mais pas pour la France.
Les pays les plus consommateurs
En tête de ce classement, le Chili s'impose comme le premier consommateur de sodas en matière de calories apportées par les boissons sucrées par habitant. Derrière lui, le Mexique et les États-Unis, ces derniers perdant leur rang de premier consommateur mondial après quinze années de domination.
De manière générale, les pays à revenus faibles et intermédiaires se montrent particulièrement friands de ces boissons, tandis qu'une diminution des consommations est remarquée dans les nations plus prospères. Toutefois, cela ne signifie pas que ces pays échappent aux excès de sucre, avec une montée en flèche de la consommation de boissons énergétiques et sportives, souvent tout aussi sucrées.
La France face aux sodas
En Europe, l'Allemagne tient un rôle particulier, étant le pays le plus gros consommateur de sodas édulcorés par personne. En revanche, la France s'affiche à la 34e position mondiale. La consommation a connu une légère hausse de 2009 à 2011, avant de décroître après l'instauration de la taxe sur les sodas en 2012. Dans le même temps, les Français se tournent de plus en plus vers les boissons sportives et énergétiques, avec un accroissement de la consommation passant de 0,87 kilocalorie par personne par jour en 2009 à 1,11 en 2014.
Vers une généralisation de la taxe sur les sodas
Au niveau mondial, il est crucial de renforcer les efforts pour réduire la consommation de sucres, notamment à travers la généralisation de la taxation. Des résultats encourageants ont été observés en France, mais également au Mexique, en Finlande ou en Hongrie. Les données émergentes montrent l'efficacité de telles politiques, et les gouvernements doivent clairement s'engager dans une stratégie globale en faveur d'une alimentation plus saine pour tous.







