Depuis le mois de juillet, la France a enregistré plus de 400 cas d'intoxication liés à la cueillette de champignons, selon les données de l'Anses. Les spécialistes alertent sur la nécessité d'être vigilant face à la confusion entre espèces comestibles et poisons mortels, rappelant ainsi l'importance d'être prudent lors de la récolte.
Dans un communiqué de l'Anses, il est souligné que "les intoxications constatées dans les Centres antipoison depuis le 1er juillet 2024 connaissent une augmentation significative : actuellement, plus de 400 cas ont été rapportés". Rappelons qu'en 2021, quatre personnes avaient perdu la vie à cause d'une méprise entre une espèce comestible et une espèce toxique, et que 15 jeunes enfants avaient également été intoxiqués, l'un d'eux nécessitant une greffe de foie.
Conseils pour une cueillette en toute sécurité
1. Connaissance des espèces : Ne ramassez que les champignons que vous êtes certain de reconnaître. Certaines variétés toxiques ressemblent énormément à leurs homologues comestibles, et des champignons vénéneux peuvent surgir dans des zones où vous avez préalablement cueilli des espèces sûres.
2. Préservation pour identification : Ne coupez pas la base des champignons. Prélevez le champignon dans son intégralité — pied et chapeau — pour en faciliter l'identification ultérieure.
3. Stockage adéquat : Évitez de placer les champignons dans des sacs plastiques, qui favorisent leur pourrissement. Utilisez plutôt des cagettes, des cartons ou des paniers, en séparant les différentes espèces.
4. Vérification par un spécialiste : En cas de doute sur la nature des champignons, n’hésitez pas à solliciter l’aide d’un professionnel, que ce soit un pharmacien ou un membre d'une association de mycologie. Un bon réflexe est de photographier votre récolte avant la cuisson pour aider à l'identification en cas d'intoxication.
Que faire en cas d'intoxication ?
Les champignons non comestibles sont nombreux, avec environ une centaine d'espèces toxiques répertoriées en Europe. L'Amanite phalloïde, par exemple, est responsable de 95% des cas mortels d'intoxication. En cas de symptômes tels que nausées ou douleurs abdominales, il est crucial d'appeler immédiatement le centre anti-poison le plus proche et de ne rien donner à boire à la personne affectée.
Il est aussi important de recueillir les restes des aliments consommés, ce qui facilitera le diagnostic médical. Les symptômes peuvent apparaître quelques heures après ingestion, mais peuvent aussi se manifester jusqu'à 12 heures plus tard, et l'état de la victime peut rapidement se détériorer.
Numéros utiles des centres anti-poison :
- Angers: 02 41 48 21 21
- Bordeaux: 05 56 96 40 80
- Lille: 08 00 59 59 59
- Lyon: 04 72 11 69 11
- Marseille: 04 91 75 25 25
- Nancy: 03 83 22 50 50
- Paris: 01 40 05 48 48
- Toulouse: 05 61 77 74 47
En cas de détresse vitale (perte de connaissance ou difficultés respiratoires), n’hésitez pas à composer le 15, le 112 ou le 114 (SMS pour les personnes sourdes et malentendantes).







