À l'approche des fêtes, certains supermarchés font le choix de retirer certains fruits de la vente.
À l'approche des festivités, deux enseignes emblématiques de la grande distribution en France, Intermarché et Netto, ont annoncé qu'elles ne proposeront plus de fraises et de cerises dans leurs rayons durant les mois de décembre et janvier. Cette décision, prise par le groupe Les Mousquetaires, fait partie d'une initiative plus vaste pour soutenir la production locale. Le 4 novembre dernier, le groupe a dévoilé huit nouvelles mesures visant à replacer la souveraineté agricole au cœur des préoccupations, en augmentant notamment la présence de produits français.
Le respect de la saisonnalité
La saisonnalité est un enjeu crucial pour l’environnement. Elle implique de consommer des produits au moment où ils sont naturellement disponibles. Pourtant, cette pratique est souvent négligée dans nos supermarchés. Par exemple, la fraise, un fruit habituellement associé à l'été, est fréquemment présente sur les étals en hiver, malgré une production qui coûte cher en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Selon l'Ademe, consommer un kilo de fraises en hiver engendre 40 % d'émissions de CO2 en plus par rapport à un kilo produit en saison, en raison des serres chauffées et des longs transports nécessaires.
Cette quête pour le respect de la saisonnalité est également soutenue par des chefs reconnus, comme le pâtissier Sébastien Baye. En 2017, il s'était opposé fermement à la demande croissante des clients pour des tartes aux fraises en hiver, déclarant qu'il ne pouvait pas servir des fraises insipides provenant de serres ou importées de très loin. Ce principe s'applique également aux cerises, dont la saison court de fin mai à mi-juillet. L'absence de ces fruits en période de fête représente initialement un pas vers la reconquête d'un rythme de consommation plus naturel.







