plongée au cœur de la gastronomie parisienne : brasseries, bistrots et cafés décodés.
Paris, un véritable épicentre de culture culinaire, pulsera de vie grâce à ses brasseries, bistrots et cafés. Ces lieux emblématiques, bien qu'indissociables de l'histoire de la capitale, sont souvent confondus. Afin de dissiper cette confusion, nous avons consulté quelques figures emblématiques du secteur, comme Christophe Joulie (propriétaire du Bouillon Chartier), Claude Guittard (directeur de la brasserie Lipp) et Lilian Combourieu (directeur du Grand Café Capucines).
la brasserie : un service continu
La brasserie se distingue par son service ininterrompu, du petit-déjeuner au dîner tardif, et un vaste choix de plats. "Nous proposons tout, de l'œuf mimosa au homard", souligne Lilian Combourieu. Historiquement, ces établissements ont vu le jour pour produire leur propre bière, un succès qui a éclaté à Paris dès le XIXe siècle. En effet, de nombreuses brasseries célèbres de la capitale ont été fondées par des Alsaciens ayant fui après l'annexion de l'Alsace-Moselle. C'est donc sans surprise que l'on trouve des plats alsaciens, comme la choucroute, au menu de la brasserie Lipp, fondée en 1880.
le bistrot : un retour aux sources
En revanche, le bistrot ouvre principalement pendant les heures de repas et propose une carte plus simplifiée. Christophe Joulie décrit l'ambiance des bistrots comme chaleureuse et conviviale, où la cuisine est simple et fait maison. Les classiques comme le confit de canard ou le steak frites y sont en vedette. Étonnamment, le terme "bistrot" vient du russe bistro, signifiant "vite", utilisé par les soldats russes pour presse ceux qui servaient trop lentement lors de leur séjour à Paris.
le café : un havre de discussion
Les cafés s'inscrivent dans un tout autre registre, où l'on vient principalement pour boire. "Pour s'installer au café, l'idée est de déguster un simple encas, comme un croque-monsieur", explique Claude Guittard. Contrairement à un restaurant, qui se veut souvent plus raffiné, le café invite à la détente et aux échanges, étant le lieu privilégié des conversations entre amis, artistes et philosophes. Après la Révolution française, les cuisiniers sans emploi ont ouvert des restaurants, se spécialisant dans une cuisine inspirée des mets royaux.
Ces établissements, brasseries, bistrots et cafés, jouent un rôle démocratique à Paris. Ils regroupent des personnes de toutes générations et de tous milieux, créant ainsi un lien social unique. Mais surtout, ils font partie intégrante de l’histoire et du patrimoine culturel de la capitale. Le Grand Café Capucines, fondé en 1875, est une illustration parfaite de cette tradition, continue d’accueillir les noctambules après les spectacles de l’Opéra.







