Le vin rosé, souvent synonyme de soleil et de convivialité estivale, peut cependant cacher des pièges. S'il est souvent apprécié lors des barbecues et des apéritifs, il est essentiel de choisir judicieusement pour préserver sa santé. Certains rosés, en particulier ceux jugés de moindre qualité, sont à éviter en raison de leur teneur élevée en sucres, en alcool, ou en additifs.
Attention aux sucres et au degré d’alcool
Contrairement à une idée reçue, tous les rosés ne sont pas secs. Il est préférable d’éviter ceux qui sont étiquetés « plaisir » ou « gourmand », car ces appellations dissimulent souvent une forte quantité de sucres résiduels. Un exemple à citer serait le JP Chenet Medium Sweet Rosé, qui peut contenir jusqu'à 30 g/L de sucres. De même, certains Cabernet d’Anjou, disponibles en grande surface, se révèlent bien sucrés.
Il convient également de garder un œil sur le taux d’alcool. Certains rosés affichent des niveaux variant entre 13,5 à 14°, ce qui les rapproche de vins rouges plus corsés. Selon Alexandra Retion, diététicienne-nutritionniste, plus le degré d’alcool est élevé, plus le vin est calorique. Ainsi, il vaut mieux éviter les rosés très alcoolisés, souvent issus de régions ensoleillées
Le risque des additifs
« Les rosés de qualité inférieure contiennent souvent une multitude d’additifs, ce qui peut poser problème si consommés régulièrement», avertit Alexandra Retion. Certaines marques industrielles ont recours à des procédés d’assemblage discutable, alliant vin blanc et rouge, tout en ajoutant une série d’additifs comme des sulfites ou des correcteurs d’acidité. Pour une couleur séduisante, elles pourraient également inclure des colorants, parfois même du charbon œnologique.
Les rosés aromatisés, quant à eux, intègrent un mélange d’additifs incluant des arômes et conservateurs. Les étiquettes vantant un rosé « fruité » ou « gourmand » doivent éveiller la méfiance, car elles peuvent indiquer des arômes ajoutés. Bien qu'une consommation occasionnelle soit sans danger, il est bon de privilégier des rosés de qualité pour en profiter pleinement.
Choisir des rosés de qualité
Pour des choix sains, l'experte recommande de lire attentivement les étiquettes et de se tourner vers des rosés bio, qui contiennent moins d’additifs. Des options comme le Mas de Gourgonnier, provenant des Baux-de-Provence, ou le Domaine Tariquet Rosé de Pressée, sont à privilégier pour leur vinification respectueuse.
Pour savourer un verre sans excès, l'hydratation est essentielle. Alexandra Retion préconise d'alterner vin et eau pour limiter les quantités tout en s'amusant. Enfin, pour une alternative sans alcool, une eau pétillante avec un soupçon de sirop de pamplemousse constitue une option rafraîchissante et peu sucrée.







