Le Dry January, ou « Janvier sec », consiste à se priver d'alcool durant le premier mois de l'année. Ce défi, pris par des milliers de Britanniques depuis 2013 et un nombre croissant de Français, promet des bienfaits surprenants. Un expert nous éclaire sur les effets bénéfiques à attendre.
Dry January au Royaume-Uni et Tournée minérale en Belgique ont un point commun : passer un mois sans alcool. Que ce soit à travers des applications pour suivre ses progrès, des conseils quotidiens ou des recettes de « mocktails », ces initiatives rendent la sobriété plus accessible et attrayante en 2023.
Les bénéfices constatés dans votre corps
Pour mettre en avant les avantages de cette initiative, une étude de l'université de Sussex a révélé plusieurs changements positifs après un mois sans alcool. Mickael Naassila, président de la Société française d'alcoologie, affirme que 31 jours sans alcool peuvent avoir un impact significatif sur notre santé globale.
Les changements incluent :
- Amélioration du contrôle de sa consommation d'alcool
- Augmentation de l'énergie
- Meilleure qualité de sommeil
- Effets positifs sur la tension artérielle
- Amélioration de la fonction sexuelle
Un effet visible sur la peau et le poids
Selon l'étude, plus de 50% des participants ont noté une amélioration de l'apparence de leur peau et une perte de poids. La dermatologue Elisabeth Berrissoul souligne que l'alcool, agissant comme diurétique, peut contribuer à un teint terne et à des signes de fatigue. De plus, chaque gramme d'alcool représente des calories, augmentant le risque de résistance à l'insuline et de problèmes hépatiques.
Repenser sa consommation d'alcool
Que vous soyez un buveur occasionnel ou régulier, Mickael Naassila encourage à réfléchir à vos habitudes. « Boire moins, c'est toujours plus sain », dit-il. L'initiative du Dry January pousse à reconsidérer l'alcool comme une norme, similaire à la manière dont la société a changé sa perspective sur le tabac.
Chaque année, cette expérience ne peut apporter que des bénéfices. L’Agence de santé publique et l’Institut national du cancer recommandent de limiter sa consommation à deux verres par jour pour éviter les risques. Cette étude de plus de 800 participants de l'université du Sussex, réalisée en janvier 2019, illustre les avantages d'une telle démarche.







