Une enquête britannique met en lumière l'influence des images de junk food sur les choix alimentaires des pré-ados.
Partager des photos de junk food sur Instagram a des répercussions notables sur le comportement alimentaire des adolescents. Une étude récente, publiée dans la revue Pediatrics, révèle que l'exposition à ces images pousse les jeunes à consommer davantage d'aliments transformés, gras et sucrés.
Un cadre d'étude méthodique
Des chercheurs de l'Université de Liverpool se sont penchés sur l'effet du marketing alimentaire sur les réseaux sociaux. Pour cela, ils ont observé 176 enfants âgés de 9 à 11 ans, les soumettant à des profils fictifs d'Instagram de personnalités populaires. Ces jeunes ont été répartis en trois groupes : le premier a visualisé des comptes promouvant des encas sains, le second des contenus axés sur la malbouffe, et le dernier a été exposé à des images neutres.
Des résultats alarmants
Les résultats montrent que les enfants ayant visionné du contenu sur la malbouffe ont consommé, lors d'un goûter, 448,3 kilocalories, surpassant de 91 kilocalories le groupe qui a vu les produits sains. De plus, ils ont ingéré 388,8 kilocalories de junk food, optant peu pour les encas sains. À l'inverse, ceux ayant visionné des images de nourriture saine n'ont pas manifesté un intérêt accru pour les fruits ou les snacks nutritifs.
En réaction à ces préoccupations, Sadiq Khan, le maire de Londres, a récemment interdit la publicité pour la malbouffe dans les transports en commun, dans le but de contrer l’obésité infantile. Selon les statistiques gouvernementales, un tiers des enfants entrant au collège en Angleterre sont en surpoids ou obèses.







