Le fromage végétal, souvent appelé vromage ou vegan cheese, connaît un essor remarquable. Nous vous invitons à explorer ses secrets de fabrication, ses ingrédients et ses saveurs, avec l'aide de deux experts du domaine.
Ingrédients du vromage : un mélange innovant
La première question qui se pose : qu'est-ce que le fromage végétal ? Lucie De Ribier, chef végane et cofondatrice de La Petite Frawmagerie, déclare qu'il existe principalement deux catégories. D'une part, les produits qui n'imitent pas le fromage traditionnel et, d'autre part, ceux qui visent à reproduire goût et aspect du fromage, plaisant à un large public, y compris les végétaliens et les curieux gastronomes. La fabrication de ces vromages diffère radicalement des méthodes traditionnelles. Bien souvent, ils sont élaborés à partir de purée d'oléagineux, d'épices, de laits végétaux et d'arômes naturels. En ce qui concerne le processus, certaines marques, comme La Petite Frawmagerie, optent pour une lacto-fermentation, où les bactéries transforment les sucres en acides lactiques.
Le vromage : une tendance croissante
La popularité des vromages est en pleine expansion. Nombre de crémeries, à l'instar de Jay and Joy, offrent une sélection de faux-mages végétaux, bio et sans gluten. La Petite Frawmagerie se fait également connaître, distribuant ses produits dans plusieurs épiceries bio à travers la France. Les ouvrages comme Faux-mages Véganes et Ma petite crémerie vegan témoignent de cet engouement, tandis que les réseaux sociaux, avec des hashtags comme #vegancheese, affichent des milliers de publications.
Qualité nutritionnelle et perception du goût
L'essentiel pour de nombreux vromagers reste l'équilibre entre saveur et santé. Les préparations à base d'oléagineux affichent souvent des qualités nutritives intéressantes, riches en bons gras. Néanmoins, comme le précise Sébastien Paris de La Crémerie Royale, il est crucial d'informer le consommateur sur la nature des produits pour éviter toute confusion. En 2017, la Cour de justice européenne a interdit l'utilisation de termes tels que "lait" ou "fromage" pour les produits végétaux, un sujet délicat pour les acteurs de ce marché. Lucie De Ribier estime cependant que cette décision n'impacte pas véritablement la désignation de ces produits par les consommateurs.







