Une étude publiée dans The European Journal of Nutrition révèle que près d'un tiers de l'alimentation des Français repose sur des produits ultra-transformés. Bien que la popularité de la cuisine maison ait augmenté depuis le confinement, ces aliments demeurent une part significative de notre assiette. À titre de comparaison, aux États-Unis, cette proportion atteint 50% des repas.
Une tendance surtout chez les jeunes
Les résultats montrent également que les jeunes de moins de 35 ans sont significativement plus enclins à consommer des aliments transformés que leurs aînés, tous genres confondus. Par ailleurs, les personnes issues de milieux socio-économiques moins favorisés optent plus souvent pour ce type d'alimentation, augmentant ainsi les inégalités alimentaires.
Les conséquences sur la nutrition
Historiquement, l'alimentation ultra-transformée est associée à des choix nutritionnels déséquilibrés. Les personnes qui privilégient ces produits obtiennent une apport protéique globalement inférieur et moins varié. L'étude révèle que leur consommation est principalement centrée sur des protéines végétales provenant de céréales raffinées. En revanche, ceux qui cuisinent à domicile ont tendance à intégrer davantage de protéines animales ainsi qu'une plus grande diversité de sources végétales.
Les participants à l'étude indiquent également un apport énergétique élevé, prenant environ 500 kcal supplémentaires par jour, avec un gain de poids à court terme de 0,9 kg. De plus, ces habitudes alimentaires sont liées à un risque accru d'obésité, de troubles métaboliques et d'une augmentation de la mortalité, révèlent les experts. Cette situation soulève des questions cruciales sur notre santé et notre alimentation quotidienne.







