Maylis se sent "accro" au sucre, incapable de résister aux bonbons, biscuits et autres douceurs. Sophie Janvier, nutritionniste, s’apprête à l’aider à se libérer de cette dépendance en "déprogrammant" son cerveau.
Manager dans une entreprise de sécurité, Maylis fait preuve de maîtrise de soi et de sang-froid dans son travail. Mais une fois chez elle ou devant son écran, elle cède aux douceurs sucrées, perdant le contrôle et se sentant souvent coupable, avec des douleurs abdominales dues aux excès.
Sophie Janvier partage pour Top Santé les grandes étapes de la "détox sucre" réussie de Maylis.
Admettre la dépendance au sucre
Lors de leur première rencontre, Sophie est touchée par la détermination et la vulnérabilité de Maylis. Cette dernière lui confie la lutte contre ce qu'elle appelle ses "fantômes": ses compulsions sucrées. La nutritionniste commence par explorer les raisons derrière ces envies : cherchent-elles à combler une faille, un besoin de réconfort ou une anxiété latente ?
Maylis admet avoir une relation complexe avec son corps, se trouvant souvent trop grosse et craignant le regard de son mari. Elle adore la mode, mais déteste faire les boutiques, se sentant mal à l'aise dans les vêtements de la saison.
La quête de la performance
Investie dans son travail, Maylis aspire à toujours se surpasser. Elle s'entraîne à la piscine chaque semaine, mais se plaint que ce n'est jamais suffisant. Maman de deux adolescents, elle avoue avoir des difficultés avec sa fille aînée, dont le comportement rebelle l'inquiète. Elle se sent coupable de donner l'exemple d'une mère qui peine à résister à un simple chocolat.
La pression sociale sur les femmes—corps parfait, réussite professionnelle, éducation des enfants—ajoute à son stress, d’où le besoin de trouver une échappatoire.
Apprendre à gérer ses envies
Pour aider Maylis, Sophie l'invite à redéfinir ses priorités et à chercher ce qui est réellement important. "Me faire du bien, me sentir libre", lui confie-t-elle. À travers leurs séances, elle souligne que la solution réside dans un relâchement des contraintes, notamment sur le plan alimentaire.
Adeptes d’une auto-critique sévère, Maylis culpabilise à chaque repas lorsqu’elle mange ce qu’elle désire. Sophie l’aide à faire confiance à son corps, à abandonner le jugement, et à se concentrer sur ce qui lui fait du bien. Elles travailleront à contrôler ses pulsions alimentaires, à différer le moment de céder et à noter que le cerveau a enregistré des chemins de réconfort faciles à suivre.
Avec le temps, Maylis va tracer des chemins alternatifs vers la satisfaction et progressivement, s’éloigner de sa dépendance au sucre. Ses compulsions s'estomperont, permettant aux plaisirs sucrés de trouver leur juste place dans sa vie.
Notre experte : Sophie Janvier, diététicienne nutritionniste, auteure de "La Méthode douce pour mieux manger", éd. Leduc.







