Dans une démarche de solidarité envers l'Ukraine, des États américains et canadiens ont décidé de bannir les marques de vodka russe. En réponse à l'invasion, certains barmen modifient les noms des cocktails emblématiques ; le fameux Moscow Mule devient ainsi le Kiev Mule.
Des États comme l'Ohio, le Texas, la Virginie-Occidentale et le New Hampshire ont choisi de retirer la vodka russe des rayons, symbole de la Russie à l'étranger. Le sénateur de l'Arkansas, Tom Cotton, a même exprimé son soutien avec humour en suggérant d'envoyer les bouteilles de vodka vides à l'Ukraine pour les transformer en cocktails Molotov.
Des informations partagées par l'AFP indiquent que plusieurs barmen ne servent plus de cocktails à base de vodka russe. Par exemple, au bar Caddies à Bethesda, Maryland, le propriétaire Ronnie Heckman a renommé le Moscow Mule en Kiev Mule, en s'engageant à reverser une partie des bénéfices à un fonds d'urgence pour les enfants ukrainiens.
Un mouvement qui s'étend au Canada
Bien que l'impact de ce boycott soit davantage symbolique qu'économique, il s'inscrit dans une dynamique plus large. Au Canada, tous les produits russes seront également retirés des commerces en Ontario. D'autres nations, telles que la Finlande et la Suède, ont suivi le mouvement en annonçant le retrait des boissons russes dans leurs entreprises publiques, qui contrôlent la vente de boissons alcoolisées.
Un soutien à la culture ukrainienne
Ce phénomène ne se limite pas seulement à l'industrie des boissons. Il symbolise une prise de conscience collective et un soutien tangible à la culture ukrainienne. En redéfinissant des produits populaires, les barmen et les consommateurs montrent leur engagement à favoriser des valeurs de paix et de solidarité dans une période tumultueuse.







