Une étude récente réalisée en Suisse soulève des doutes sur la valeur nutritive des boissons végétales, comme celles à base de riz ou d'amande, souvent considérées comme substituts au lait animal. Le lait de soja, cependant, fait exception à cette règle.
Les laits végétaux, comme on les nomme communément, constituent une option pour ceux qui cherchent à réduire leur consommation de produits laitiers. Ces boissons proviennent de divers ingrédients tels que les céréales (avoine, riz, châtaigne), le soja ou les graines oléagineuses (amandes, noisettes).
Des produits similaires en apparence, mais aux faibles apports
Selon Barbara Pfenniger, spécialiste de l'alimentation à la FRC (Fédération romande des consommateurs), « Ce sont des boissons blanches, qui laissent penser à du lait. Pourtant, si l'on souhaite en tirer des protéines, ces alternatives ne tiennent pas la route », déclare-t-elle au site RTS Info. Les résultats de leurs analyses ont déçu ses équipes.
La FRC insiste sur le fait que certaines boissons végétales sont presque équivalentes à de l'eau sucrée. « Les boissons à base de riz, par exemple, n'ont pas d'enrichissement significatif et restent essentiellement sucrées à cause de la fermentation du riz », précise l'experte. Les tests ont révélé une présence quasi nulle de protéines, ne mettant en avant que quelques glucides et acides aminés.
L'exception du lait de soja
Le lait de soja se distingue nettement des autres. Contrairement aux boissons à base de riz et d'amande, où l'on ne trouve que peu ou pas de protéines, le lait de soja affiche une teneur d'environ 3,3 g/100 ml. Certains de ses produits affichent même un taux de calcium supérieur à celui du lait traditionnel.
Bien que les laits d’origine végétale puissent ne pas remplacer intégralement le lait de vache sur le plan nutritionnel, ils possèdent des atouts indéniables. Enrichis en vitamines, en fibres et en minéraux, ils sont dépourvus de cholestérol et de graisses animales, tout en étant riches en lipides insaturés, bénéfiques pour la santé cardiovasculaire. Pour « acheter une boisson qui en vaille la peine », la FRC recommande de vérifier les étiquettes pour les taux de protéines, de calcium, de vitamine D et d’éventuels apports en sucres et additifs.







