Le traditionnel « full English breakfast » est récemment mis en cause comme l’un des plats les plus nuisibles pour la santé à l’échelle mondiale. Selon une étude menée par FeelGut, spécialisée dans des produits bénéfiques pour la digestion, ce petit-déjeuner hypercalorique, riche en aliments ultra-transformés et pauvre en fibres, soulève des inquiétudes.
Bien ancré dans la culture britannique et souvent servi dans les hôtels ou pubs, ce petit-déjeuner complet est apprécié à la fois par les locaux et les visiteurs. Cependant, il a hérité d'un titre peu flatteur : celui de pire plat traditionnel au monde pour la santé. Avec ses ingrédients tels que saucisses, bacon, œufs, boudin noir, galettes de pommes de terre, haricots à la tomate, tomates, champignons et pain, il présente des déséquilibres nutritionnels notables.
Efficacité nutritionnelle préoccupante
Ce petit-déjeuner se distingue par un apport calorique élevé de 1 279 kcal, quasi le double de la moyenne des 20 plats nationaux analysés (673 kcal), comme le rapporte le Daily Mail. En outre, il est le champion des aliments ultra-transformés, comptant six composants UPF (ultra-processed foods), alors que la moyenne des autres plats est de seulement 1,6. En termes de sodium, il contient 204 % de plus que les autres recettes, et il affiche un apport en sucre supérieur de 65 % à la moyenne mondiale.
En plus de ce plat britannique, d’autres mets comme la tourte à la viande et les frites australiennes, le döner kebab turc, le cheeseburger-frites américain et la poutine canadienne sont également critiqués. En revanche, les plats moins caloriques comme le kimchi et le riz sud-coréens, ou la soupe miso japonaise avec riz, figurent en bas du classement.
Dangers pour la santé à long terme
Sarah Morton, diététicienne chez FeelGut, souligne que cette analyse révèle de graves déséquilibres nutritionnels : « Ces problèmes alimentaires ne sont pas insignifiants ; ils augmentent considérablement le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et d'inflammations. » La solidarité des ingrédients ultra-transformés, riches en graisses saturées, en sel, en additifs et pauvres en fibres, est un facteur clé.
Le manque de fibres représente un défi majeur au Royaume-Uni, où 90 % de la population n’atteint pas les recommandations quotidiennes de 25 g. Les fibres jouent un rôle crucial dans le maintien d’une bonne santé intestinale, nourrissant le microbiote et régulant le transit, la glycémie et le taux de cholestérol.
Des alternatives saines pour le petit-déjeuner
Faut-il abandonner ce plat traditionnel ? Pas nécessairement. Les experts recommandent de revoir la préparation et les ingrédients pour réduire les calories et les composants ultra-transformés.
En effectuant quelques modifications simples, comme remplacer les saucisses de porc par des saucisses de dinde et les œufs frits par des œufs pochés, il est possible de diminuer l’apport calorique à seulement 227 kcal tout en améliorant le profil nutritionnel. Privilégiez également du bacon grillé allégé, du pain complet, des haricots blancs faits maison, et ajoutez des épinards ou du kimchi pour une meilleure dose de fibres et de micronutriments.
Comme le souligne Sarah Morton, l'objectif n'est pas d'éradiquer les recettes traditionnelles, mais de les adapter judicieusement : « Des ajustements tels que l'augmentation des fibres, la réduction des additifs ou l'ajout d'aliments fermentés peuvent grandement améliorer la santé intestinale et le bien-être général. »







