Dans son nouveau dossier, 60 Millions de consommateurs se penche sur les ingrédients de gâteaux, soupes et plats préparés. Le constat est préoccupant.
L'objectif de "manger sans s'empoisonner" semble encore inatteignable en 2023. Dans son dernier hors-série, le magazine 60 Millions de consommateurs a étudié 78 produits alimentaires courants. L'enquête vise à dévoiler les secrets des aliments transformés, souvent chargés en sucre, sel, graisses, additifs et autres substances douteuses.
La présence cachée du sucre
Le sucre est un des principaux coupables. Dans de nombreux produits, des boissons aux sauces en passant par les yaourts, cet ingrédient est omniprésent. Par exemple, une portion de 13,5 g de poudre de cacao Nesquik, mélangée à 20 cl de lait, contient autant de sucre qu'un soda, soit 20,1 g, représentant presque la moitié de l'apport journalier recommandé par l'OMS. Les chips de légumes, souvent perçues comme saines, peuvent également contenir jusqu'à 25 g de sucre pour 100 g. Une consommation excessive peut mener à des problèmes de santé graves, tels que l'obésité et le diabète.
Le sel comme exhausteur de goût
Le sel, lui aussi, est plus présent qu'on l'imagine. Les industriels l'utilisent pour masquer l'amertume d'aliments comme les olives ou certaines céréales. Certaines marques de céréales affichent jusqu'à 0,7 g de sel par portion, équivalent à ce que vous pourriez trouver dans des chips. Les plats préparés, comme le triangle Carrefour-Bon App' Max Jambon beurre, contiennent également des niveaux alarmants de sel, atteignant presque la moitié des apports journaliers recommandés. Une consommation excessive de sel implique des risques d'hypertension et de maladies cardiaques.
Les graisses cachées dans nos goûters
Les graisses se cachent là où on ne les attend pas. Par exemple, des gâteaux et des boissons sucrées peuvent avoir des niveaux de gras alarmants. La boisson Oasis, par exemple, contient de l'huile de palme, et les barquettes fourrées au chocolat peuvent atteindre 23 g de graisse pour 100 g. Cela peut rapidement mener à un surplus calorique et à un mauvais taux de cholestérol.
Des additifs redoutés
Le secteur agro-alimentaire utilise encore trop d'additifs et de colorants, suscitant des inquiétudes quant à leur sécurité. Par exemple, certains vinaigres balsamiques colorés utilisent des caramels qui peuvent hésiter à susciter des allergies. Il est essentiel de questionner l'utilisation de ces composés lorsque des alternatives naturelles, comme la congélation, existent.
Pour une meilleure transparence
Pour conclure, 60 Millions de consommateurs appelle à une meilleure transparence dans l'étiquetage. Le magazine critique le fait que les consommateurs doivent souvent avoir des compétences spécifiques pour comprendre les ingrédients. Il promeut également le système de notation Nutri-Score, qui aide à évaluer la qualité nutritionnelle des aliments. Une préférence devrait être donnée aux étiquettes courtes et aux produits contenant des ingrédients naturels et peu transformés.







