Des chercheurs de l'université de Gazi en Turquie ont réalisé une étude surprenante sur la cuisson des pommes de terre, révélant que l'utilisation de friteuses à air chaud, également connues sous le nom d'airfryer, pourrait être plus dangereuse que prévu. Ces appareils, conçus pour cuire les aliments de manière croustillante tout en utilisant moins d'huile, présentent un risque potentiel de formation d'acrylamide, une substance connue pour ses propriétés cancérigènes.
L'acrylamide : un composant préoccupant
Dans le cadre de leur recherche, les scientifiques ont comparé trois méthodes de cuisson : la friture classique, l'airfryer et la cuisson au four. Ils ont constaté que les pommes de terre cuites à la friteuse à air avaient la plus forte concentration d’acrylamide, avec des niveaux mesurés à 12,19 ± 7,03 µg/kg, suivies par la friture traditionnelle et la cuisson au four, qui affichaient respectivement 8,94 ± 9,21 µg/kg et 7,43 ± 3,75 µg/kg. Les chercheurs soulignent que la différence n'était pas statistiquement significative, mais ces résultats interpellent sur la sécurité de l'airfryer.
Impact du trempage sur la toxicité
Une autre découverte clé de l'étude concerne l'impact du trempage des pommes de terre avant cuisson. Les résultats montrent que les pommes de terre trempées dans l’eau contiennent moins d'acrylamide que celles simplement rincées. Cette observation est logique, car le trempage aide à réduire le taux d’amidon, un facteur crucial dans la formation de l'acrylamide. Les chercheurs notent que cette méthode pourrait offrir un moyen de diminuer les risques pour la santé associés à la cuisson dans une friteuse à air.
Ajustements nécessaires pour réduire les risques
Les résultats de cette étude vont au-delà des simples mises en garde, incitant à adopter des pratiques de cuisson plus sûres. Les chercheurs recommandent d'adapter la température de cuisson, car l'acrylamide se forme principalement lorsque les aliments sont cuits à des températures dépassant 120°C. En plus de la température, le choix d’huiles appropriées et une surveillance régulière de l'état de l'appareil sont des mesures essentielles pour minimiser la formation de ce composé toxique. D'autres études ont également confirmé que les niveaux d’acrylamide issus des airfryers dépassent souvent les recommandations des autorités sanitaires.







